20 août 2012

"Veuf" de Jean-Louis Fournier (Stock)

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Dans la lignée de son livre Où on va papa? où il nous confiait, avec humour, sa vie de père d'enfants handicapés avec ce que cela comporte comme poids ou comme légèreté, Jean-Louis Fournier se livre au sujet du deuil de sa femme au fil des pages de Veuf.

L'humour y fait une brève apparition quant au contenu d'un livre de psycho sur le deuil dont l'auteur ne retiendra qu'une phrase. Mais ce livre est surtout une lettre ouverte à sa femme pleine de tendresse, d'un peu de remords et surtout d'amour. On ne suit pas un homme faisant son deuil en y empruntant toutes les phases connues, on entre juste dans l'intimité d'un homme qui doit continuer à être heureux et vivre seul dans des endroits qui n'avaient de sens qu'à deux.

"Tous les jours, et à tout point de vue, je vais mieux, de mieux en mieux."

C'est donc un témoignage maginifique et facile à lire... Qui peut aisément se lire en vacances !

Conseillé dès 16 ans

04 août 2012

"Une histoire un peu approximative de France" de Gudule et Maaki Vaasa (Editions Gargantua)

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Bon alors comment dire les choses simplement et sans méchanceté aucune : c'est une belle promesse sur le papier et en feuilletant mais c'est plus que décevant quand on le lit.

Les illustrations sont pas mal, bien que parfois peu adaptées à un jeune public alors que c'est clairement lui qui est ciblé.
On sait qu'on part pour une lecture humoristique mais les "blagues" historiques de Gudule sont parfois limite - pourtant je suis plutôt bon public - et donc on ne rit pas. C'est dommage.
Je ne le mettrai donc pas dans les mains d'un jeune... ni d'un ado, ni d'un adulte.

03 août 2012

"La Peau de l'Ours" de Zidrou et Oriol (Dargaud - Long Courrier)

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Teofilio conte sa vie alors qu'il avait l'âge d'Amadeo, le jeune homme qui prend soin, tous les jours, de venir lui lire son horoscope. Sa rencontre avec Don Podomoro changea sa vie et la vision qu'il en avait et le mena surtout à vivre son premier amour...

Zidrou a le don de nous mener dans des univers complètement différents (de L'élève Ducobu à Boule à Zéro en passant par Lydie) mais assez bien pensés et contruits pour qu'on oublie le reste. Le dessin d'Oriol, parfois spécial dans les jeux d'ombre, sert très bien cette histoire de vengeance sur fond de mafia en Amérique et de désillusion en amour.

C'était un coup de cœur jusqu'à ce que la fin me déçoive : l'album aurait pu se clore quelques cases avant... Malgré tout je conseille cette lecture, et celle de Lydie si ce n'est déjà fait.

Conseillé dès 15 ans - One shot

26 juillet 2012

Bibliotasque #1

Celui-ci a bien le droit de rêver de Monroe, Arnold, Clara, Léo et Léa, dans une fôret sur laquelle il garde un oeil.

On traversera un bosquet tarabisoté et, là, on ira de surprise en surprise : on vivra la légende du quatrième Roi, on retrouvera la petite fille et la mort puis on assistera aux jeux olympiques des insectes et, quand on se sentira bien seul au monde par un temps de canard, on pensera qu'ailleurs au même instant certains vivent un week-end avec préméditation avec un temps de parole réduit dans la tribune de libération d'illustrations.

On sortira de ce cabinet de curiosité grâce à la ruse du petit poucet en ayant semé les cailloux de Chacha qu'on avait dans les fonds de poches.

Enfin on retrouvera, pour le dessert, ce colporteur d'images, émissaire de messages subliminaux, qui ne s'est pas caché bien loin, parce qu'après tout, Genève c'est pas le lac à boire et c'est pas la fin du monde !

Tom Tirabosco





23 juin 2012

"Hell" de Lolita Pille (Grasset)

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Hell, jeune fille trop riche, trop belle, trop bien née a une vie pas compliquée et que certains pourraient envier : elle ne fait que shopper, dîner et sortir avec les mêmes personnes dans des lieux prestigieux où le Tout-Paris jet-setteur se retrouve. Elle a ce qu'elle veut quand elle veut.

Le problème c'est qu'elle ne sait pas exactement ce qu'elle veut, qu'elle se rend compte qu'elle a une vie vide de sens parce que sortir, baiser, taper de la coke et recommencer ce n'est pas la vie... et puis... et puis elle rencontre Andréa tout aussi riche, beau et pourri gâté mais en plus il philosophe, comme elle.
Les limites d'une vie pleine d'artifices font que leur amour en devient aussi un alors qu'il était ce qui pouvait les sauver.

Cet écorchement de la jeunesse dorée parisienne a un rythme effréné où Lolita Pille nous donne du trash avec style et démontre le vide de ces vies sans nous lasser.
Mon seul "problème" a été que, comme j'ai lu le Poche reprenant l'affiche du film, Hell avait les traits de Sara Forestier quand je lisais... Et je risque d'être déçue quand je verrai le film, si je le vois.

Conseillé dès 16 ans