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18 novembre 2017

"Trop" de Jean-Louis Fournier (La Différence)

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Jean-Louis Fournier est habitué à me faire rire et sourire grâce à ses romans ou à ses témoignages comme Veuf ou Où on va papa qui mélangent humour, amour, dérision et ironie.

Or ce livre aux airs de miscellanées humoristiques sur les thèmes de la surconsommation et de la surenchère (trop de propositions et trop de choix à faire) m'a assez vite ennuyée et m'a à peine décrochée un rictus.

C'était le livre de trop et à éviter mais il a l'air d'avoir repris la veine qui me plaît avec son dernier roman Mon autopsie... A suivre.

08 mars 2017

"La Dose" de Melvin Burgess (Gallimard jeunesse - Scripto)

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Adam, 17 ans, vit dans un Manchester sinistré par le chômage et les désillusions et dans lequel les jeunes n'ont pas beaucoup d'avenir.

Dans une atmosphère où la révolution gronde en ville demandant des comptes aux puissants, une drogue prometteuse fait son apparition : le Raid. Elle permettrait, dès lors qu'on l'ingère, de vivre ce dont on a toujours rêvé pendant 7 jours providentiels. Par contre, aucune issue ne sera possible sauf la mort.
Alors qu'il assiste au concert de Jimmy Earle qui meurt sur scène après avoir pris du Raid, Adam se pose des questions sur son avenir, sur sa famille, sur son frère et franchira le pas... Au risque de regretter la vie qu'il veut fuir.

Le premier roman que j'ai lu d'une traite sans dormir alors que j'avais 14 ans c'était Junk de Melvin Burgess. Cet auteur décrit ses personnages aux multiples fêlures d'une telle manière qu'on vit au rythme des rebondissements de leur vie en les suivant dans leurs bas-fonds et dans les tréfonds de leur âme. Une littérature tantôt générationnelle, tantôt sociétale, un brin trash mais efficace qui tient en halène comme un bon film de Dany Boyle ou de Guy Ritchie.

Conseillé dès 14 ans

08 février 2017

"Bonne journée" et "Bonne continuation" d'Olivier Tallec (Rue de Sèvres)


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Bonne journée et Bonne continuation ce sont deux concentrés d'humour à prendre en cure sans modération  !
Un univers à la Voutch avec une illustration et une légende par page, Olivier Tallec ratisse large dans l'humour noir et sarcastique pour offrir des moments de pur bonheur et de rigolade.

Idéal pour (se) faire des cadeaux...
Conseillés dès 15 ans



30 juillet 2016

"Un petit goût de noisette" de Vanyda (Dargaud)

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Un petit recueil d'histoires d'amour faites d'instants parfaits mais éphémères, d'illusions et de désillusions, d'hommes et de femmes qui se suivent, ne se fuient pas et ne profitent cependant pas de ce qui pourrait s'offrir à eux.

Chaque histoire a une couleur et un ton différent, est actuelle et a un fond intemporel.

La première histoire aurait cependant pu être plus magique en étant le vrai fil conducteur et lien entre toutes ces tranches de vie et je suis restée sur ma fin avec un petit goût amer d'album inachevé.

Une bonne distraction mais pas le temps suspendu auquel je m'attendais

One shot - Conseillé dès 14 ans

29 avril 2015

"Une histoire sans mots" de Xu Bing (Grasset)

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Tout est dit dans le titre : c'est une histoire sans mots et tout en pictogrammes qui raconte la journée d'un homme dont les préoccupations vont de son arrivée à temps au travail à la rencontre de sa possible âme sœur, en passant par ses rêves, ses envies, ses rencontres, ses soucis, ses mails et ce qu'il doit penser à faire.

On reconnaît facilement toutes les images et les intentions de cette histoire mise en page comme un roman mais dont la syntaxe est une suite de situations quotidiennes comme autant de petites cases de BD. C'est un déchiffrage avant d'être une lecture dont les codes s’acquièrent assez vite.

L'intérêt porte bien évidemment sur la forme plus que sur le fond mais on passe un bon moment.

Conseillé dès 16 ans

31 janvier 2015

"Les Crocodiles" de Thomas Mathieu (Le Lombard)

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Thomas Mathieu recueille des scènes quotidiennes de sexisme, de machisme ou de harcèlement de rue dont font preuve les crocodiles (les hommes) à l'égard des femmes. Ce n'est pas une fiction, ni un docu-fiction mais une liste de témoignages de femmes vivant des situations plus ou moins extrêmes mais toujours choquantes.

Ce n'est pas un brûlot féministe ce ne sont que des faits, relatés par un homme pour tous ceux qui sont prêts à l'entendre.
Le choix de représenter uniquement les crocodiles en couleur identifie les attaques, intentions ou regards de certains hommes, ce qui peut mener à une invasion de vert notamment dans les scènes de rue.

Par contre, au même titre que tous les animaux ne sont pas des prédateurs, tous les hommes ne sont pas des crocodiles et l'album aurait mérité quelques planches pour le rappeler.

Série en cours (2 tomes) - Conseillé dès 14 ans

24 janvier 2015

"Un océan d'amour" de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt - Mirage)

❤❤❤❤❤

Bretagne. Un mari pêcheur part en mer pour son gagne-pain quotidien mais son petit bateau sera pris dans les filets d'un monstre navire de surpêche. Ainsi s'engage un cumul d'aventures rocambolesques sur l'océan comme autant de contretemps à son retour. Sa femme, l'attendant au port, est prise en pitié par les autres bigoudènes mais elle ne se résigne pas à croire à la disparition de son amour et part à l'aventure pour le retrouver...

La quatrième de couverture donne le ton et fait rire avant même d'avoir ouvert l'album :
"Ingrédients : océan (eau, sel, détritus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopilants), Che Guevara (0.5%), arôme artificiel de Vierge Marie."

On s'attache à ces personnages tant pour leurs tendresses, leurs combativités et leurs maladresses qui sont croquées parfaitement grâce à un découpage animé, à un dessin subtilement expressif et des couleurs magiques. On oublie qu'il est sans texte, on oublie que c'est un livre et on s'abandonne dans cet océan parfois désertique, tantôt animé et souvent malmené.

Une fable muette pleine d'amour, de réflexion et d'humour. Du bonheur en boîte à consommer sans modération...

Conseillé dès 13 ans

12 décembre 2014

"Pictologies : 150 films en bref" de Matteo Civaschi et Gianmarco Milesi de l'atelier H57 (Prisma)

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Les livres-jeux ne sont pas réservés aux enfants et l'atelier H57 l'a bien compris !

Le principe de Pictologies : 150 films en bref est simple et tient dans le titre : un film est résumé en pictogrammes sur une ou deux pages et le jeu est de deviner de quel film il s'agit.
Au fil des pages, on s'étonne et on rit en ponctuant chaque page tournée de "c'est bien trouvé" ou de "c'est quoi ce film ?"
Le seul bémol est la proposition d’interactivité entre le livre et une application mobile qui ne fonctionne pas très bien et n'apporte pas grand chose au livre.

Alors prenez-le comme il doit être pris soit comme un bel objet avec une maquette simple et actuelle. On peut le lire, seul ou accompagné, d'une traite ou par petit bout, selon si on a la fièvre du jeu ou non...

Idée cadeau pour un cinéphile


Conseillé dès 16 ans

05 novembre 2014

"Punk Rock & mobile homes" de Derf Backderf (Ça et là)

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L'ambiance est donnée dès le début : il est conseillé d'écouter une playlist punk pendant qu'on lit cette BD où l'on suivra l'évolution d'Otto, dit "le Baron", qui passera de looser grande gueule du lycée à star du milieu punk de son patelin au fin fond de l'Ohio.

Lui et ses deux meilleurs potes cherchent à s'évader de leur quotidien grâce à La Banque, scène punk locale. Leur récit de vie voit se suivre les filles du lycée, une vieille rombière du rock, un oncle propriétaire d'un parc de mobile homes (habités par des poivrots ou autres dérangés du bulbe), les Ramones et les Clash sur fond d'insouciance, de ville sinistrée, de cocasserie et de leçons de la vie.

C'est un récit initiatique avec une esthétique américaine en noir et blanc qui lui sied parfaitement. Il rappellera la jeunesse de certains et les fera rire, pendant que d'autres se diront qu'ils auraient aimé vivre cette jeunesse, alors que les derniers se verront bien loin de ce monde.

C'est donc le genre de BD qui ne laisse personne insensible mais qui n'est pas fédératrice pour autant...

One shot - Conseillé dès 16 ans

10 septembre 2014

"Le Liseur du 6h27" de Jean-Paul Didierlaurent (Au Diable Vauvert)

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Guylain Vignolles, employé en usine de pilon (qui est au livre ce qu'est l'abattoir pour une vache à lait pas assez productive) sort de sa triste vie schématisée par "RER - pilon - poisson rouge - dodo" en lisant, chaque matin dans le RER de 6h27, des feuillets sauvés des griffes du pilon.

Son rituel de lectures piochées au hasard sera cassé dès lors qu'il trouvera, sur une clé USB perdue, les textes d'une jeune femme, dame-pipi utilisant l'écriture comme exutoire à sa solitude et à ses frustrations. Au fil des lectures de ces textes, il apprendra à la connaître et à tomber sous son charme...

La lecture n'est pas toujours évidente car les extraits lus dans le train sont souvent long mais c'est un livre original, simple, romantique, plein de bons sentiments sans être cucu la praline. C'est un premier roman d'un auteur ami des livres et de l'écriture qui attribue ces mêmes affections à chacun de ses personnages et ça fait du bien.

Conseillé dès 14 ans

30 août 2014

"Il est de retour" de Timur Vermes (Belfond)

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Berlin, 2011. Hitler se réveille dans un terrain vague 66 ans après sa disparition. Tel un homme cryogénisé il pense retrouver l'époque qu'il avait quittée. Déambulant puant, en uniforme et "caricature" de lui-même il se confronte aux nouveaux allemands dirigés par une femme, dans une démocratie où les émigrés ont fait leur place.
Pris pour un artiste de rue sosie du Führer, il reprendra ses marques de représentation et de prêcheur politique dès lors qu'un show télé s'intéressera à celui qu'il pourrait être : un bon filon à l'humour borderline.

Sur le papier je trouvais l'idée originale et je m'attendais à un humour cinglant mais à la lecture j'ai été déçue par une écriture pas très intéressante (peut-être est-ce un problème de traduction ?), un rythme inégal et des références me manquant n'étant ni allemande ni germanophile.
Je ne me suis donc pas forcée et je ne l'ai pas terminé.

27 août 2014

Bibliotasques #10

Il est des hommes qui font vivre des jours heureux de Moscou à New York qu'on soit Prince de Greenwich Village ou qu'on s'exlame "Goog morning Vietnam", qu'on voie le monde selon Garp, Madame Doubtfire ou Will Hunting.

Ce clown triste a joué son dernier show. Grâce aux survivants, il deviendra l'homme bicentaire au delà de nos rêves grâce à des extravagances, comme une photo obsessionet à des témoignages du cercle des poètes disparus conservés dans une cage aux oiseaux. Alors, par la main du majordome ou le crochet de Hook, ils s'envoleront jusqu'à son Club Paradis.

Harry serait dans tous ses états, au bord de l'insomnie, si les souvenirs de cet homme de l'année se retrouvaient enfermés dans le Jumanji plutôt que de vivre les aventures du baron de Münchausen sans jamais faire claquer le final cut.


Robin Williams




16 août 2014

"Les Vieux fourneaux T.1" de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet (Dargaud)

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Un enterrement. Trois vieux amis se retrouvent après de longues années : le veuf du jour, le militant de toujours et encore, et le pépère résident de maison de retraite.
Ces retrouvailles, et une lettre laissée par la défunte, vont faire renaître assez de vieilles rancœurs, vieux combats et vieilles trahisons pour se lancer dans un road trip en Italie. Et comme si ça ne suffisait pas, la petite fille du veuf, enceinte de 7 mois, se trouve embarquée dans cette aventure la dépassant.

De réflexions de vieux cons aux conflits de générations en passant par autant de preuves de bienveillance que de malversation, Wilfrid Lupano signe encore une fois un super scénario dont l'ambiance n'est pas sans rappeler Les Petits ruisseaux de Rabaté, le militantisme en plus.

Tout simplement génial avec un dessin détaillé et des couleurs collant parfaitement au scénario, cet album donne envie de se lancer dans l'aventure avec ces "vieux fourneaux" !

Série en cours (6 tomes) - Conseillée dès 15 ans

19 juillet 2014

"Hé ! Mademoiselle !" de Yatuu (Delcourt)

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Après le mal-logement et l'exploitation du jeune travailleur, Yatuu s'attaque à un autre sujet de société avec humour : le harcèlement quotidien des femmes.

Elle croque des bouts de vie de femmes abordées de façon douteuse, graveleuse et affamée par des mâles croyant qu'une femme n'attend qu'une chose : se faire sauter dans un coin de rue ou à l'arrière d'une voiture après avoir été convoitée tel un bout de viande. Et qu'elle dise oui ou non, elle reste une salope.
Le ton donné accable surtout les hommes et leur "inculture" en connaissance des femmes et des rapports humains mais il s'attaque aussi aux contradictions des femmes.

Drôles, parfois pathétiques, ces planches de vie sont à mettre entre toutes les mains, et à compléter avec la lecture de Paye ta Schneck offrant, lui aussi, un florilège de répliques subies par des femmes accablées par la "spontanéité" de certains hommes. Dans les deux lectures est rappelé que ces harcèlements de rue sont passibles d'amende et de prison...

One shot - Conseillé dès 14 ans

12 juillet 2014

"Du bruit dans l'art" d'Andy Guérif et Edouard Manceau (Palette)

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Les éditions Palette ou le génie de confronter art et humour pour le plaisir de tous les yeux.

Cette fois-ci il est question d'une association d'idée entre une œuvre d'art et le bruit ou onomatopé qu'elle inspire. Ainsi les chiens de Keith Haring aboient, le cri de Edvar Munch prend vie et on sait pourquoi les deux hommes du tableau de Yue Min Jun rient.


Andy Guérif, dont j'avais déjà parlé pour le livre Le Code de l'art, se joint à Edouard Manceau, auteur d'albums pour enfants, pour rendre l'art vivant et drôle. J'aime cette idée de désacraliser l'art pour le rendre abordable et lui redonner une fonction de plaisir et de loisir. On peut choisir de lire l'image et le texte en même temps, ou de lire l'image et imaginer le son qu'il produit en cachant le texte : dans les deux cas on rit, on est surpris et on découvre des œuvres.

A mettre entre toutes les mains, pour, par exemple animer une après-midi pluvieuse...

Conseillé dès 7 ans

28 juin 2014

"C'est le métier qui rentre" de Sylvie Testud (Fayard)

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Sybille, actrice confirmée, un compagnon, deux enfants, se lance dans une nouvelle aventure après avoir suivi les conseils de sa meilleur amie : l'écriture et la réalisation de son premier film !
Par chance - ou presque - des producteurs veulent son projet alors qu'il n'est qu'embryonnaire. Malgré un entourage se méfiant de ses bienfaiteurs, et des rumeurs qui leur sont associées, elle se lance.
De coupes de scénario à des exigences dépassant l'entendement en passant par des intrusions dans sa vie privée, elle ne se découragera pas et maintiendra sa confiance en ses producteurs passionnés jusqu'au premier jour du tournage...

Bien que Sylvie Testud soit fidèle à un style d'écriture cinématographique, sincère et parfois incisif, d'autant plus sur son univers mêlant des idéalistes de l'art et des aficionados de l'argent et du prestige, j'ai été déçue par son dernier roman. Le livre aurait mérité d'être un peu plus long ou d'avoir des passages plus courts pour éviter cette sensation de fin bâclée. A croire que l'auteur a été victime de coupe comme son héroïne, ou est-ce un parti pris pour marquer son sentiment lors du dénouement...

Conseillé dès 16 ans

19 mai 2014

Bibliotasque #9

Peu de gens savent que Raoul, l’Artiste de la famille, pour ne pas devenir comme les 30 millions d’imbéciles et ne pas tourner le sens de la vis comme tout le monde a décidé que la vie était courte et qu’il partirait pour l’ouest de l’infini.

Fini la loi des séries et autres menus larcins, Raoul sort de son microcosme en entamant des correspondances avec Pedro le Coati, Bill Baroud et Nic Oumouk pour créer l’aventure rocambolesque de Valérian. S’inspirant presque de la légende de Robin des Bois, ils prennent un héros, le rendent révolté et minimal pour faciliter son Retour à la Terre Chez Francisque : Critixman est né !

Nombreux sont ceux qui ignorent qu’il protège Dingo Jack épaulé par l’Angélus de Midi. Comme Dallas Cowboy ou les cosmonautes du futur, il fait partie de ces super-héros injustement méconnus. Ceux-ci créent une ligue pour s’infiltrer dans les entremondes pour mener le combat ordinaire contre la résignation du « on fera avec »

Comme un guide de la survie en entreprise manque cruellement dans ces entremondes, la ligue scande le slogan « ni dieu, ni maître, ni croquettes » sous le Donjon Parade. Les opprimés se joignent à ce blast et prennent les armes après avoir lancé : « Soyons fous ! Même si on risque de finir en journal d’un corps »


Manu Larcenet