13 avril 2012

Réclame

Allez ! Ose, mon âme ! Confie-toi telle la femme à son amant après des transports amoureux long courrier ou de courte durée.

Ne te brime pas de donner trop peu de toi ! Donner par bribe c’est toujours donner. Alors confie-toi par grains et à coups naturels sans goût. Ce déblatérage dans les règles de l’âge me ferait du bien.

Autrement tais-toi, et on dira que tu es un mystère…

Vas-y ! Exclame-toi mon âme ! Dis des idioties, des inepties et autres dents de scie, mais, je t’en prie, laisse échapper des bouts de toi qui viennent de chez moi.
C’est que tu pèses ton poids et que, mon côté penchant me donne des airs de cerveau des pellicules d’antan.

Autrement tais-toi, et on dira que tu as du caractère…

Raconte-toi ! Invente-toi des histoires, échappe-toi et oublie-moi dans le noir. Aligne-toi sur les autres sans espoir, confie tes cauchemars pour qu’enfin je songe à relever le front.

Autrement tais-toi et laisse-moi agir ; et si je tombe à terre, je m’en prendrai à Voltaire et à son croche-patte au code Rousseau 2012.


Texte écrit dans le cadre de La Semaine de la langue française et de ses dix mots extraits de l'oeuvre de Rousseau.


12 avril 2012

"Animal lecteur T03 : On peut pas tout lire ! " de Sergio Salma et Libon (Dupuis)

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Troisième volet des aventures du gérant d'une librairie BD qui est, si ce n'est au bord du gouffre, en tous cas au bord de la crise de nerfs face à certains clients.

Le format en longueur est amusant et donne ses lettres de noblesse à la BD humoristique. J'étais déjà morte de rire avec les planches des deux premiers tomes et je ne crois pas qu'il faille être libraire ou spécialiste pour comprendre. En même temps - et on me passera la comparaison - on ne doit pas être prof pour rire aux Profs ou infirmier pour aimer Les femmes en blancs.

L'art de l'humour et du dessin d'Animal Lecteur réside dans le fait que les réactions et les évènements auxquels notre libraire débordé est confronté peuvent appartenir à n'importe quel métier dont le quotidien est d'être confronté à tous les publics et toutes les envies.

A consommer sans modération...

Conseillé dès 12 ans - Série en cours

28 mars 2012

Fin de la pause... Retour au jeu !

Après un long et bon voyage en Semaine de la langue française et de la francophonie à Annemasse, je reprends le chemin des bonnes habitudes de lecture et d'écriture.

Concernant la première je lis le dernier Willa Marsh, Meurtres au Manoir, qui me prend bien dans ses filets pour le moment, et Le Pont des Arts de Catherine Meurisse qui, après Mes Hommes de lettres s'attaque aux peintres et c'est toujours aussi bien (Je ne crois pas qu'il faille s'y connaître en art mais par contre il faut aimer son dessin)

Pour l'écriture, les ateliers et la scène ouverte Slam de la semaine dernière m'ont remise sur les rails que je dois d'ailleurs prendre à toute vitesse pour répondre à des concours d'écriture. Ces textes se trouveront vite dans ma bulle après peaufinage...

12 mars 2012

"Athos en Amérique" de Jason (Carabas)

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Jason a un univers spécial, que j'ai découvert avec Chhht ou J'ai tué Adolf Hitler, dans lequel le cynisme et la fatalité rejoignent la simplicité d'un trait unique.

J'adore ce genre d'ambiance et de BD qui pète pas plus haut que son cul mais, pour autant, je ne suis pas fan des historiettes de Jason. J'aime leurs scénarios et leurs fonds mais pas le fait qu'elles soient sous forme de recueil car, ses personnages ayant toujours les mêmes traits, il faut oublier qui ils ont été dans une histoire pour entrer dans la suivante.
J'avais déjà été déroutée par Low Moon et autres histoires qui suit la même construction.

Attention cette lecture reste un bon moment mais maintenant je saurai que je ne lirai Jason qu'en "grande histoire" comme L'île au cent mille morts (scénario de Vehlmann) qui est vraiment génial.

Conseillé dès 16 ans - One shot

05 mars 2012

"La Page blanche" de Boulet et Pénélope Bagieu (Delcourt)

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Une jeune fille se réveille sur un banc parisien sans se rappeler de ce qu'elle a vécu, de ce qu'elle est vraiment et d'où elle doit aller se réfugier.
Heureusement pour elle, elle est intelligente et possède un certain pouvoir de déduction qui lui permet de reconstituer le puzzle de son identité. Elle retrouvera sa maison, son nom et, après quelques jours, elle se rendra compte qu'elle a un travail qui la réclame.

Le scénario de Boulet tient quand même en 200 pages et on en demanderait presque plus. L'histoire d'Eloïse est à la fois flippante, drôle, tendre, sarcastique et épique tant l'ordre des choses est bouleversé. J'adore ! Je suis une "fan de la première heure" de Pénélope Bagieu (et de son humour quand elle signe seule) donc je ne saurais que conseiller de lire La Page blanche et de découvrir ou redécouvrir ces deux auteurs-illustrateurs de talent.

Mention spéciale pour les pages 116-117 représentant "un appartement vu du ciel" avec tous les objets qui se trouvent dans chaque pièce... J'ai imaginé le mien vu du ciel et j'ai pris peur !

Conseillé dès 16 ans - One shot